Aventures au coeur de Mockba: Russie

Je croyais bien que Moscou, malgré son statut de plus grande ville d’Europe, était une mégalopole parmi d’autres, avec ses 10 millions d’habitants.

Erreur.

Mon choc culturel en a été amplifié. Il y a des citées qu’on adopte d’emblée: on s’y sent comme chez soi. Mockba, me fait l’effet contraire: un je-ne-sais-quoi, fait en sorte que je sais que je suis loin. À des années lumière de chez moi.

Voyager pendant l’école ?1800$ d’amende. Et si c’était vous ?

J’ai d’abord cru à une mauvaise blague. Puis, j’ai été horrifié de constater que non. Tout ça est bien réel. Ça se passe au Royaume-Uni.

Concernant cette famille, il semblerait que durant les congés scolaires, il n’était pas envisageable pour les deux parents d’obtenir du temps libre en famille. Leurs emplois ne le permettaient pas.

Le cas de la Famille Sutherland suscite la sympathie : une pétition est en ligne avec près de 200 000 signataires qui réclament la clémence. C’est très sévère comme règlement (note à moi-même-oublier d’aller vivre en Angleterre ! pfff).

Vice à Miami !

Jouer les jet-set me fait franchement rigoler.

Il fallait voir la tête de Chéri dans le stationnement de l’aéroport à la découverte de notre voiture louée.

Le modèle 2014 d’une grosse américaine (évidemment !) d’une blancheur Colgate avec des enjoliveurs étincelants !
-C’est quoi ça ? La dernière recrue de l’émission « Pimp my ride » *? s’exclame-t-il.

-Et tu sais quoi ? Il faut y entrer 3 petites sur la banquette arrière, maintenant ? lui balançais-je en montant le volume de la base de Radio Boum Boum Miami.

Ouais.

10 vérités sur l’hiver québécois canadien-français d’Amérique du Nord

Comment font nos enfants pour jouer dehors ?

D’abord, il faut comprendre qu’on les oblige.

Deuxièmement, les pauvres, ils ne savent pas encore qu’il existe des endroits dans le monde où ça ne prend pas vingt minutes s’habiller avant de pouvoir jouer à l’extérieur 15 minutes.

Savent encore moins que pelleter, n’est pas un jeu (maintenez notre paix sociale s’il-vous-plaît chhuuuuttt !)

maman globe trotteuse blogueuse voyage

Tankini blues

Prendre le large, lever les pattes, larguer les amarres, aller se faire voir ailleurs. Déguerpir.

C’est bien actuel. Impossible à combattre.

J’ai des complices. Mes adorables copains qui forment un couple franco-canadien et leurs trois enfants dont un tout-petit dernier. Ils ont eu envie de déménager leurs pénates en pleine mer. Naviguer sur un voilier pendant des mois. Quel culot !

L’argument ultime (les rejoindre) pour quitter l’hiver québécois et ses congères. Et m’imaginer avec ma passagère clandestine dans la mer chaude. CHHHHAAAUUUDDEEE !

Un seul bémol voire une épreuve féminine pré-départ : le tankini.

Le monde est petit: un Masaï me l’a appris

Le soir, au coin de l’éternel feu de camp qui sert davantage à effrayer les prédateurs qu’à faire cuire des guimauves (vous vous en doutiez), James est fier comme toujours, enroulé dans sa traditionnelle couverture rouge de laine qui caractérise les Masaï.

Réservé, je sens qu’il veut m’adresser une question : (je traduis, il s’exprime en swahili et en anglais).

Les voyages forment les parents!

« Dorénavant, tu seras quelques années sans voyager ! » Prétendait mon interlocutrice.

J’étais sidérée.

Le choc.

Je venais à peine d’apprendre que j’étais enceinte que ce commentaire virulent revenait sans cesse.

Tel un moustique vorace qui me tournait autour. Je ne voulais pas y croire. Moi, dont la maxime est : « Dans la vie ou tu pars en safari ou tu tonds ton gazon… ».

L’aventurière qui prétend pouvoir faire son baluchon en une heure top chrono pour quitter illico. Je m’imaginais maintenant confinée sur mon patio à siroter une crème soda qui ne pétille plus (histoire d’être vraiment pathétique !).