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Histoires de kangourous

Perth, Australie Occidentale, 21 degrés

La Famille Globe-trotteuse est actuellement en Australie Occidentale et vous partage ce coin du monde isolé et impressionnant.

kangourous1La culture aborigène est fascinante.
À Perth, on la croise à tous instants notamment dans les boutiques de souvenirs touristiques. Des boomerangs aux couleurs d’eau et de feu (qui servent pour la chasse).
Des peintures où s’éclatent le bleu, le jaune, l’ocre. Des didgeridoos (instruments de musique) égayés d’animaux roux, bruns, terre. Des teintes chaudes comme le soleil ardent en plein été australien.

Le Kuditje cafe

Après quelques recherches, je déniche un café aborigène dans le quartier Northbridge; une agglomération de Perth aux accents bohème qui recèle de routards, d’étudiants et d’organismes communautaires.
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Un vrai quartier, quoi.
L’endroit est bon marché (lire enfin des prix qui ne nous font pas sursauter !). Il s’agit d’un plateau de travail pour les aborigènes qui souhaitent bosser dans le milieu touristique. Ravis d’encourager les ambitions de ces gens, nous prenons le lunch avant de visiter le Western Australian Museum situé à deux pas.

Croquer ou ne pas croquer ?

Le Cafe Kuditje fait la promotion de la culture aborigène. Les filles se voient offrir par une dame un tableau avec des expressions Noongar. Une langue difficile à maîtriser. On découvre les vertus des différentes baies et fruits de la nature environnante. Au menu, des viandes traditionnelles mangées dans le bush australien. Les plus populaires et savoureuses, le kangourou et l’émeu (le crocodile a été retiré de la carte faute d’adeptes).
Chéri commande un ragoût de kangourous. Je m’en tiens au traditionnel (sandwichs aux oeufs, désolé de vous décevoir).ragoût de kangourou
Comment expliquer à ses enfants qu’on va manger Skippy ?
« Allez, goûte ! » me suggère-t-il.
Je m’éxécute. Pas mal.
À Rome, on fait comme les Romains (ce sont les mots de mon amie Ruth pour répondre à ma dichotomie intérieure).
Tendre, délicieuse, je comprends les fanas de cette chair qui se laisse dévorer.
Riche en protéines (plus que le bœuf) et pauvre en matières grasses, la Fondation des maladies du cœur lui décerne le titre de viande de choix.
Elle est appréciée particulièrement dans le bush australien, reconnu pour sa chaleur torride, car la chair se mastique aisément avec peu de salive (denrée rare à 45 degrés celcius).
Une expérience pour le palais et l’imaginaire (avouons-le).

À la rencontre de l’icône nationale

Qui dit Australie dit Kangourous (et pas seulement pour le dîner) !
En route pour le Caversham Wildlife Park.
À un jet de pierre de Perth, (facilement rejoint en transport en commun), on peut se balader parmi les animaux. Nous arrivons dans un paysage plus outback : sec, sablonneux, arbres épineux.
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Le bus nous dépose à l’entrée de l’immense parc national où un joyeux gaillard à la chemise kaki vient nous prendre en nous demandant de ne pas refermer les portes de la camionnette : il s’amuse à le faire en appuyant fermement sur l’accélérateur et créer une poussée assez forte pour que les panneaux coulissants se referment d’eux-mêmes.
Pas de doutes, on est bien dans le bush.
« See ya ! » nous lance-t-il avec l’accent typique. Une adaptation continuelle pour l’oreille.
Nous avons un seul bu en tête : caresser les plus adorables des bêtes sauvageskangourous5 de ce continent mythique (pour chasser notre honte de les croquer !).
Coco a grandi parmi ces animaux, sa chambre est peinte de koalas et de kangourous.
Imaginez son bonheur lorsqu’on lui annonce qu’elle va les toucher comme elle le fait avec ses nombreuses peluches à la maison.

Des amis qui ne vous font pas faux bond !

Après quelques indications sommaires : « Ne touchez pas les bébés dans la poche des mamans », nous pénétrons au coeur du hâvre des kangourous.
Ils sont couchés en plein soleil ou à la fraîcheur. Nous les nourrissons et découvrons rapidement les plus gourmands.
Coco se donne une mission : nourrir les petits «… les gros ont trop mangé ! » croit-elle.
Maman Globe-trotteuse nourrit un kangourou
Leur fourrure est douce, épaisse. Leurs paupières donnent l’impression qu’ils se réveillent et ont un air enbrumé. Pas nerveux du tout les copains.
C’est trop drôle de voir sortir de la poche de maman kangourou, une patouille ou une tête de bébé.
Puis, tout à coup, je sens une patte qui m’empoigne fermement et…une morsure dans mon dos !
-« Aïïïe ! le gros, il m’a croqué ! »…
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Vous aussi vous croyez ?
Il a vengé son frère réduit en ragoût.
La nature australienne est puissante.
Signé,
Maman Globe-trotteuse version Crocodile Mummy

 kangourous8Un bébé kangourou bien au chaud !

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