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Une belle histoire nicaraguayenne

Granada, Nicaragua, Amérique centrale

Je vous raconte une anecdote qui me tient à cœur. Elle est l’illustration du bonheur de voyager et de se laisser surprendre au coin d’une rue quelque part sur la planète.

Une architecture recherchée, des façades accrocheuses : couleurs chaudes et terreuses ou plutôt éclatantes (vert, rose, jaune), il est fort agréable de déambuler dans la citée de Granada. Sa familiarité nous plonge au cœur d’une ambiance locale. Notre clique est en mode découverte; ma copine Nadia, l’ado et bébé Laëtie Globe-trotteuse. On sait déjà que le temps manquera pour bien saisir l’essence particulière de ce pays d’Amérique centrale, où règnent un climat et des enjeux politiques complexes.

Le soleil est de la partie et on dirait bien qu’il va la gagner ! C’est donc, par un très chaud après-midi d’août, que l’on flâne avec l’idée de découvrir les marchés artisanaux.

Ils ont bonne réputation : cuir travaillé, poterie, bois sculpté, etc.

Une modeste vitrine sur la rue attire notre attention.

Entre deux murs au ciment défraîchi, une ouverture laisse entrevoir un présentoir rempli de jolis chaussons faits à la main. C’est le travail minutieux d’Anita, fière grand-maman nicaraguayenne.

On imagine les vieilles mains calleuses terminer l’ourlet du petit peton de laine rose, avant d’aller humer sa soupe bouillante et son galla Pinto. Une mamie comme on en rêve. Eduardo, véritable gentleman, me lance un regard convaincu en opinant du bonnet : il nous faut ces adorables chaussons pour mademoiselle Laëtie. Señora Anita fait quelques risettes à la preciosa et après une évaluation rigoureuse de la patouille potelée,  vend son talent pour  24 cordoba (2$ cdn). Quel adorable souvenir.

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Nous poursuivons, lorsque bébé s’impatiente et énonce clairement qu’un arrêt improvisé sera nécessaire (euh, y-a-t-il une façon littéraire d’écrire qu’on doit expressément changer une couche dégoulinante ?). Maintenant. Et vous savez bien, on ne lésine pas avec les poupons. Ils sont rois et maîtres.

 L’Espoir a 4 murs

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Par un agréble hasard, on franchit le seuil de la porte d’un atelier calle Xalteva. Une entrée qui ne paie pas de mine. On ne le savait pas, mais on vient d’entrer au coeur de l’espoir.

À l’intérieur quelques dizaines de jeunes sont au boulot.

Concentrés, ils tissent leur vie.

Tout autour de nous, des métiers à tisser de toutes les grandeurs et des fils de toutes les couleurs. Mais un silence d’or. Des grands yeux bruns écarquillés regardent notre petit groupe avec étonnement. Quelques salutations réservées de la tête. Toujours la gêne ? Je me dis que ce doit être mon accent québécois version espagnole (ouf !). Personne ne répond. Mais tous ont ce regard intense et soutenu. Pendant quelques secondes, on a l’impression d’avoir un truc qui cloche.

Celui qui semble en charge de l’atelier vient à notre rencontre. Il nous invite à nous rafraîchir et à visiter les lieux.

Le Tio Antonio Centro social

Nous pénétrons au cœur d’un organisme à but non lucratif qui fait de petits miracles avec trois fois rien et beaucoup d’implication :nicaragua3 le tio Antonio Centro social.

Ma fibre de travailleuse sociale vibre.

Un  univers de solidarité. Les jeunes qui s’affairent ici apprennent un métier. Pour avoir un futur.

Certains sont sourds-muets; d’où la communication visuelle à notre arrivée. D’autres ont eu quelques difficultés et ils viennent ici trouver l’espoir.

Une boutique est jouxtée aux ateliers et nous faisons connaissance avec cette jeunesse dynamique. Ils expliquent leur démarche. Le centre a plusieurs plateaux de travail. La relève reçoit un encadrement hors pair. Nadia, réjouie et émue par la visite, choisie un hamac version mini pour la petite. Une qualité supérieure 100% coton de Manille.

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Juste à côté, se trouve le Cafe de las sonrisas qui signifie sourire en espagnol. C’est un des seuls au monde tenu par des sourds et muets ! Dans ces murs aux accents jaunes on vend du café équitable. Et on donne dans la dignité.

Lors de votre prochain séjour à Granada, allez serrer des mains au Tio Antonio.

Vous repartirez le sourire aux lèvres. Garanti.

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Signé,

Maman Globe-trotteuse

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Nicaraguayen

3 réflexions au sujet de “Une belle histoire nicaraguayenne

  1. Allo maman globe-trotteuse,
    j’ai lu votre billet sur le Nicaragua, et je me demandais si vous y aviez apporté une poussette, et si elle vous a été utile, si c’est praticable, et si elle s’est trimballée facilement dans le pays. Nous aurons un bébé d’un an donc ça peut évidemment être très pratique pour les promenades, restos, dodos, etc. Mais je ne veux pas la traîner pour rien non plus. Nous allons a Granada, san juan del sur et à Big Corn Island dans les Caraïbes. Nous aurons un porte bébé pour compléter. Merci a l’avance!

    • Bonjour Mylène, concernant votre question sur l’utilisation de la poussette au Nicaragua, je dirais qu’elle sera utile dans les villes surtout…Personnellement, je n’arrive pas à m’en passer: utile pour une petite sieste pendant que nous mangeons (ou même à la plage!) ou justement utile pour servir de chaise-haute (rare au Nica) et j’aime l’avoir à l’aéroport. TOUTEFOIS, je n’utilise qu’une poussette ultra légère dont j’ai déjà donné la référence dans un billet sur le blogue, il s’agit de la SUMMER INFANT 3D LITE qui peut-être portée à l’épaule au besoin.

      Le porte-bébé est aussi un incontournable bien que parfois il s’avère chaud dans un pays au climat tropical.Bon voyage et redonnez-nous de vos nouvelles chÈre famille voyageuse 😉

  2. Bonjour,
    Je suis dans mes début de recherche pour une destination voyage avec nos enfants de 6 et 8 ans. On est de type sac à dos, randonnées, apnée, plage, canyoning, excursions de tout genre. Mais surtout Low budget et sans confort extravagent. Nous avons déjà voyagé au Vietnam, Corée du sud, Suisse, France, Sri Lanka. Est-ce que le Nicaragua s’avère une destination sécuritaire en famille et ce, hors des sentiers battue et des hôtels de luxe??? Merci des info!

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